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Le caribou, écotype forestier, – communément appelé « caribou forestier » – réfère à la sous-espèce dite « caribou des bois » ( Rangifer tarandus caribou ) vivant dans la forêt boréale. C'est la seule sous-espèce du caribou que l'on retrouve au Québec.
Le caribou forestier est un cervidé de taille intermédiaire entre le cerf de Virginie et l'orignal. À l'âge adulte, son poids varie entre 80 et 205 kg selon le sexe, le mâle étant plus lourd et plus massif que la femelle. Ses longues pattes terminées par de larges sabots concaves, divisés en deux, facilitent ses déplacements dans la neige et la recherche de nourriture sous la neige. Contrairement aux autres cervidés, les individus des deux sexes portent des bois.
L'aire de répartition du caribou forestier est étroitement associé à la forêt boréale de tout l'hémisphère Nord. Au Canada, on le retrouve de la Colombie-Britannique jusqu'à Terre-Neuve-et-Labrador.
Au Québec, il se rencontre principalement dans une bande d'environ 500 km de large située entre le 49 e et le 55 e parallèle couvrant toute la forêt boréale de la province. De plus, quelques populations isolées subsistent au sud du 49 e parallèle, dont celles de Val-d'Or et de Charlevoix sont les plus stables et les mieux documentées. La harde de Charlevoix compte présentement moins d'une centaine d'individus. Le troupeau est considéré comme fragile en raison de son faible taux d'accroissement. Compte tenu de sa fragilité, aucune exploitation par la chasse n'est faite de cette population. Les principales aires utilisées par le caribou sont le parc des Grands-Jardins, la zec des Martres, le sud-est de la réserve faunique des Laurentides et les terres du Séminaire (Sebbane et al ., 2002). La protection de son habitat est intégrale sur les terres publiques, à l'intérieur du parc de conservation des Grands-Jardins, mais n'est que partielle ailleurs. En milieu forestier privé, il n'existe aucune protection concernant l'habitat du caribou.
Le caribou forestier est étroitement associé à la forêt boréale. Cette grande forêt, couvrant le tiers du Québec, favorise la présence de l'épinette noire et du sapin baumier de taille et d'âge variable, et des lichens terrestres ou arboricoles constituant la nourriture principale du caribou forestier en hiver. Selon les saisons, les habitats qu'il utilise sont différents. Leur utilisation est fonction de la disponibilité de la nourriture, des risques de prédation, des activités de reproduction (rut et mise bas) et possiblement de la quantité d'insectes piqueurs et de la tranquillité du milieu. Au Québec, le domaine vital du caribou forestier peut varier de 32 à 1 470 km 2 selon les individus et les populations.
La limite sud de l'aire de répartition du caribou forestier au Québec ne cesse de régresser vers le nord depuis le milieu du dix-neuvième siècle. Des inventaires aériens récents ont démontré l'état précaire de l'ensemble des populations. La chasse sportive et l'exploitation forestière sont considérées comme les principales causes de la chute historique des populations de caribous forestiers partout en Amérique du Nord. La chasse sportive du caribou forestier est maintenant interdite au Québec, mais l'abattage accidentel lors de la chasse du caribou toundrique, la récolte par les autochtones ainsi que le braconnage représentent des menaces additionnelles. De plus, presque partout dans l'aire de répartition, l'exploitation forestière se poursuit. Bien que son impact soit mal documenté, cette activité affecte la tranquillité du milieu, réduit considérablement les meilleurs habitats et favorise la présence des grands prédateurs, tels que le loup gris et l'ours noir, en rendant le milieu propice à de grandes densités d'orignaux.
La présence du caribou forestier fait l'objet d'un suivi au Québec via le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ). Un rapport sur la situation du caribou forestier au Québec a été publié en 2003. Un plan de rétablissement du caribou forestier au Québec est actuellement en préparation. Ce plan, réalisé par l'Équipe de rétablissement du caribou forestier du Québec, comprendra une mise à jour de la situation du caribou forestier, la stratégie retenue par l'Équipe pour atteindre un but et des objectifs de rétablissement ainsi qu'un plan d'action pour atteindre ses objectifs.
En mars 2005, le caribou, écotype forestier, a été désigné « espèce vulnérable » par le gouvernement du Québec, en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Cette population fait partie de la population boréale du caribou des bois, désignée comme étant menacée au Canada par le gouvernement du Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).
Source : MRNF,2007
http://www3.mrnf.gouv.qc.ca/faune/especes/menacees/fiche.asp?noEsp=71
Sources d'information :
COURTOIS, R., C. DUSSAULT, A. GINGRAS et G. LAMONTAGNE. 2003. Rapport sur la situation du caribou forestier au Québec. Société de la faune et des parcs du Québec. Direction de la recherche sur la faune. 43 pages.
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